Note de décembre 2017

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Note de décembre 2017

Contexte actuel (02/12/2017) : Une consolidation en Europe…

C’est un mois de novembre plutôt agité que nous venons de connaître, affichant des fluctuations négatives pour les actions européennes, -2,83% pour l’Eurostoxx50, tandis que les marchés actions Américains ont continué de croître, +3,83% pour le Dow Jones. La consolidation est encore une fois intervenue là où on ne l’attendait pas. D’autant plus que la zone euro affiche aussi une bonne santé, à l’instar de l’indice PMI pour l’industrie manufacturière de novembre récemment publié à 60,1 (contre 58,5 en octobre), deuxième plus haut après celui d’avril 2000 ou du taux de croissance annualisé de son PIB à 2,5%. L’inflation y reste encore contenue à 1,5% et le taux de chômage encore élevé à 8,8% mais en phase de régression, là où les USA affichent un taux de croissance du PIB à 3,3% en rythme annualisé, et un taux de chômage à 4,1% avec une inflation proche de 2%. La confiance des ménages a bondit sur un plus haut de 17 ans aux Etats-Unis, montrant que la confiance reste solide dans le pays et que l’économie et les affaires devraient continuer à progresser. Il en va de même en Europe et en France avec des indices de confiance (eux aussi à leurs plus hauts depuis 17 ans) et d’optimisme sur l’économie, en hausse.

Du côté des banques centrales, les marchés ont été rassurés par la nomination de Jerome Powell à la tête de la FED (Banque Centrale Américaine) qui succédera à Janet Yellen le 3 février 2018. Cette nomination devrait inscrire une continuité de la politique actuelle et devrait poursuivre le resserrement monétaire progressif et non agressif en cours. A ce sujet, les marchés attendent toujours une hausse d’un quart de point en ce début décembre des taux de la FED. En Europe, la BCE (Banque Centrale Européenne) va donc réduire sa politique d’assouplissement quantitatif à 30Md€ à partir de janvier 2018 contre 60Md€ actuellement. Une récente étude menée auprès de plus de 50 économistes estime, que la fin de cette politique quantitative prévue pour septembre pourrait potentiellement se prolonger jusqu’à la fin de l’année 2018, afin d’éviter un arrêt trop brutal.

Contexte actuel (02/12/2017) : … et puis s’en va.

Le dollar s’est légèrement affaibli face à l ’euro, pour revenir sur les niveaux de 1,1904 à fin novembre, tandis que le pétrole a continué son ascension pour terminer le mois à 63,57 $ pour le BRENT.

Aux Etats-Unis, l’ambiance semble controversée en ce début décembre, avec des investisseurs pris entre « l’enquête russe » et le sénat qui a adopté dans la nuit de vendredi à samedi le projet de réforme de la fiscalité et de baisse des impôts. Dans un premier temps, la réforme ayant été votée une fois les marchés fermés, c’est encore une fois la politique qui a terni la clôture des marchés ce vendredi 1er décembre. Rappelons cependant que ces mesures seront favorables aussi bien aux entreprises qu’aux ménages.

La croissance mondiale reste bien orientée à 3,6% avec une anticipation à 3,7% pour 2018 et 2019, aussi bien dans les économies avancées qu’émergentes. Les grandes institutions économiques internationales (OCDE, FMI…) continuent de réviser à la hausse leurs prévisions. Entre temps, l’investissement continue de s’accélérer dans la plupart des pays, qui pour le moment ne ressentent pas, qu’ils soient développés ou émergents, de tensions inflationnistes. A titre d’exemple, la zone euro a vu un rebond remarqué de sa croissance cette année, ainsi que des pays comme le Brésil, la Russie ou l’Argentine, tandis que la situation est sous contrôle en Chine, qui réussit à bien gérer pour le moment croissance et besoins de réformes profondes.

Face à ces réalités économiques, les risques politiques, le manque d’inflation, les anticipations de remontée des taux, les montagnes de dettes des états et les perspectives de bulles spéculatives sur les marchés actions US sont les principales craintes qui peuvent venir perturber la bonne humeur ambiante et la progression des marchés actions. La plupart de ces sujets sont abordés dans les perspectives 2018 qui commencent à être publiées par les différents bureaux d’analyses et de recherches, avec plus ou moins de poids, mais n’arrivent globalement pas à entacher les visions optimistes pour la fin d’année et 2018.

Que penser du contexte actuel ? Rester exposé aux actifs risqués

La petite consolidation des marchés Actions Européens ne doit pas affoler les investisseurs finaux. Les niveaux de fluctuation de l’Eurostoxx50 et du CAC40 sont loins d’avoisiner ceux du Bitcoin, heureusement ou malheureusement. En regard de la situation que nous venons de décrire ci-avant, et en regard des anticipations qui vont résulter de l’amélioration significative de la zone euro, il nous semble évident de continuer de privilégier les actions européennes aux américaines, et ce, d’autant plus avec le vote des réformes fiscales US. La baisse des marchés actions européens nous semble paradoxale alors que les marchés américains ont continué leur hausse en novembre, d’autant plus avec une hausse de l’euro contre le dollar. En effet, cette dernière est attribuée aux bons chiffres macroéconomiques publiés en Europe, qui devraient entraîner une fin rapide du QE. Nous ne partageons pas complètement cet avis, pensant que pour le moment, seul les taux US devraient s’apprécier et non les taux européens. Le dollar n’a donc pas grand-chose à faire sur les niveaux proches de 1,20, qui en font une devise attractive. Par ailleurs, nous pensons que le vote des mesures fiscales devrait permettre aux marchés actions américains de bien rester orienter, et donc de pouvoir enfin donner la possibilité aux marchés européens de combler leurs retards, soit en cette fin d’année, soit au début 2018. L’anticipation doit rester le maitre mot de l’investissement sur les marchés, et nous pensons que pour le moment, cela a bien fonctionné sur les marchés US et qu’il est temps que de réaliser le potentiel des marchés européens à sa juste valeur.

L’exposition aux actifs risqués (actions) reste donc de mise, d’autant plus que les taux restent bas (0,623% pour le dix ans Français, 0,374% pour le dix ans Allemand, et 2,415% pour le dix ans US) et que les liquidités continuent d’affluer. Nous n’entrevoyons toujours pas à court terme de risques politiques ou économiques qui viendraient assombrir les bonnes perspectives actuelles.

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