Note de mars 2019

Note de mars 2019

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Note de mars 2019

Contexte actuel (06/03/2019) : Un début d’année sans ombrages ?!

La tendance constatée en janvier n’a pas fléchi en février, permettant aux principaux marchés boursiers de continuer leur rattrapage de la baisse de fin 2018. Comme nous le disions, et pour paraphraser la célèbre maxime : « Pas vendu, pas perdu ! ». Au 28 février, les indices boursiers affichent de belles hausses depuis le début de l’année, à l’instar du Dow Jones (+11.10%), du Shanghai Composite (+17.9%), de l’Eurostoxx50 (+9.89%) ou du CAC40 (+10.78%).

Ainsi, au fur et à mesure que les marchés montent, les peurs, aidées par des nouvelles rassurantes semblent aussi s’estomper. Aussi, il n’est plus question de savoir si un accord va se faire entre la Chine et les USA, mais quelles en seront les modalités et qui va le plus en profiter. Avec l’échéance sur la hausse des taxes au 1er mars qui vient de passer et l’annonce du report de celles-ci, les marchés chinois ont enregistré leur plus forte hausse depuis l’avant crise de l’été 2015. Un accord entre les deux pays est donc attendu courant mars. Il reste cependant une grande inconnue concernant la croissance de la Chine (entre 6 et 6.2%), et les effets des récentes annonces du gouvernement pour la relancer. Aux USA, le PIB du dernier trimestre 2018 a augmenté plus rapidement que prévu, montrant la vigueur de l’économie US. Ceci est confirmé par les anticipations de la plupart des économistes qui convergent vers un consensus à 2.5% de croissance pour 2019.

L’Europe pourrait subir de possibles effets « secondaires » des négociations Chine/USA, notamment par rapport aux exportations automobiles vers les USA. De même que pour le Brexit, sans changement par rapport à notre précédente lettre, il est toujours aussi difficile à moins d’un mois de l’échéance du 29 mars de savoir si nous devrons faire face à un « hard Brexit », ou si cette échéance sera repoussée de quelques mois pour laisser le temps à un accord sur la question principale des frontières irlandaises, ou si cet accord interviendra à temps. De plus, les anticipations de croissance dans la zone euro vont de 1.2% à 1.4%, en baisse par rapport au consensus qui affichait 1.6% en début d’année. Cependant, il n’y a toujours pas de crainte de récession à venir pour le moment, d’autant plus que les politiques expansionnistes des états, couplées aux baisses de l’euro et du prix du pétrole et de la fin de la crise dans le secteur automobile, pourraient apporter un support non négligeable à la croissance de la zone euro.

Du coté des pays émergents, les changements dans les discours de la FED, le retour de la confiance et les devises se réappréciant devraient permettre aux différentes économies de s’améliorer.

En ce qui concerne les taux, aucune nouvelle importante n’est à attendre de la conférence de la BCE. Le consensus considère qu’elle devrait continuer d’abonder des liquidités en 2019 si nécessaire et donc ne devrait plus relever ses taux. Certains analystes considèrent même que nous pourrions vivre encore une longue période sans augmentation des taux en Europe. La Grèce a réussi un retour gagnant sur le marché du 10 ans en empruntant 2.5 milliards d’euros à 3.90%, demande sursouscrite 4 fois. A titre de comparaison, le taux 10 ans allemand, français, italien et espagnol sont respectivement à 0.13%, 0.52%, 2.68% et 1.14% au 5 mars 2019.

L’humeur des marchés pour le moment semble s’être focalisée sur la baisse des risques et un retour vers la stabilité, après un dernier trimestre 2018 qui avait attisé toutes les peurs.  Un bon nombre de celles-ci ont été écartées comme le conflit sino-US et la baisse de la croissance chinoise, potentiellement anticipée comme un hard-Brexit ou carrément mises de côté comme la possibilité d’une récession mondiale ou de mauvaises perspectives sur le budget américain (4.4 points d’ici fin 2029 contre 2.9 points selon une étude de la Banque Postale AM).

 

Que penser du contexte actuel ? La fête continue … Autant continuer d’en profiter

La lecture macro-économique montre une stabilisation de l’activité en zone euro après le recul du dernier trimestre. Ceci se constate plus particulièrement dans les indicateurs liés aux services alors que les indices manufacturiers restent globalement en zone de non-croissance. Même si les chiffres relatifs aux ventes au détail marquent le pas, les indices de confiance des consommateurs se redressent et permettent d’augurer une bonne tenue de la consommation pour les mois à venir. En fait, avec la bonne avancée des négociations sino-américaines où les deux parties ont tout intérêt à s’entendre, nous pensons que l’activité globale devrait se redresser et plus particulièrement au début du second semestre. La Chine, d’autre part, s’attache à maintenir un certain niveau de croissance politiquement nécessaire pour assurer le calme social. L’arme fiscale comme celle du crédit seront utilisées pour ce faire.

Néanmoins, n’oublions pas qu’en tendance, l’économie chinoise, qui quitte petit à petit la définition de pays émergents, tendra inévitablement vers une croissance plus proche des 5% d’ici quelques années que des 6,5% de 2018 ou des 6/6.2% attendus pour 2019. Encore que, ce pourcentage représente année après année une part de gâteau plus conséquente. Notons que la bourse chinoise a été la plus performante depuis le début de l’année 2019 (DJ Shanghai + 26.22%).

Aux Etats-Unis, les créations d’emplois restent un facteur de soutien indéniable même si nous n’assistons pas encore à de fortes hausses de salaires. Stabilisé, le marché immobilier américain ne s’effondre pas et le moral des promoteurs immobiliers reste positif.

Au Royaume-Uni, la croissance du dernier trimestre 2018 montre un réel affaiblissement avec un recul marqué des investissements et du commerce extérieur tandis que la production industrielle recule nettement. Pendant que Mme May cherche toujours un compromis introuvable, les Brexiteurs se réfugient dans leur silence permanent depuis le référendum, n’assurant en rien le « service après-vente ». Le pays reste toujours dans l’expectative d’une solution miracle trouvée avant l’échéance du 29 mars, redoutant un scénario de Brexit « dur » qui ne satisferait personne. La possibilité de repousser l’échéance du 29 mars reste un espoir, mais les européens ont mis de sérieuses conditions à cette perspective.

L’Arabie Saoudite semble réussir à maintenir le prix du baril dans la fourchette de 60 à 65 dollars, aidée par la production vénézuélienne en déroute et une moindre production iranienne.

Nous restons donc dans ce cycle incroyablement long de croissance, même si nous arrivons petit à petit non pas à son terme mais à une croissance du PIB qui frôle la croissance potentielle, et une non-accélération de la productivité. Mais cette dernière s’explique en bonne partie par la nature de cette croissance qui est plus tournée vers les services que vers l’industrie ou les dépenses d’équipements et de modernisations de l’outil industriel.

Dans ce contexte où l’inflation reste des plus calmes (1,6% aux Etats-Unis comme en juin 2017), les banquiers centraux ont toute justification de jouer la montre et de prôner un certain attentisme, permettant aux taux longs de rester sur les niveaux des mois derniers et donc d’éviter pour le moment de se poser la question cruciale du paiement de la dette. Les investisseurs restent friands de papiers obligataires et les dernières adjudications ont reçu plus de demandes que d’offres disponibles, malgré les niveaux des taux.

La BCE évoque la reprise possible de nouveaux LTRO si la liquidité bancaire venait à manquer probablement en raison des difficultés rencontrés par ce secteur ou par sa volonté de prouver qu’elle n’est pas démunie de munitions. Toutefois, à la différence de la FED, a l’arme des taux lui est manquante.

Nous assistons donc à des politiques monétaires opportunistes en fonction de l’évolution des variables des économies n’excluant aucun mouvement dans un sens comme dans l’autre. Néanmoins, nous pensons que les taux 10ans US vont continuer de traiter pour le moment dans un intervalle 2.6/3%, tandis que les perspectives de hausse des taux long européens sont reportées aux calendres grecques, si vous nous pardonnez cette image.

Dans ce contexte, le rebond des marchés s’est poursuivi en écartant les scénarios catastrophes et en étant aussi porté par des publications honorables qui n’ont pas été accompagnée de discours pessimistes des chefs d’entreprises. Néanmoins, une certaine prudence était impérative dans le contexte de guerre commerciale potentielle préexistant.

Nous pensons que les marchés actions sont désormais bien valorisés. Pour le moment, les baissiers n’osent pas reprendre la main, jugeant, à raison, que le niveau d’exposition des investisseurs reste encore faible. Nous sommes sûrs qu’ils se réveilleront inévitablement à la moindre occasion, ce qui permettra alors de réinvestir, étant donné que le niveau d’investissement aux actions européennes a été précautionneusement réduit courant février.

 

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