Note de février 2019

Note de février 2019

By : -

Note de février 2019

Contexte actuel (07/02/2019) : Un fort rebond de début d’année 2019 pleinement justifié … 

Comme une suite logique de l’exagération de la baisse, qui a affecté la plupart des marchés financiers durant le dernier trimestre de 2018, un fort rebond est intervenu en ce premier mois de 2019, avec des marchés actions US comme le S&P500 en hausse de 7.87% au 31 janvier, des marchés européens comme le CAC40 en hausse de 5.54% et l’Eurostoxx50 de 5.26% ou chinois comme le HANG SENG de 7.88%. Les marchés de dettes obligataires d’entreprises, qui avaient été fortement survendus fin 2018, en ont profité pour se redresser également. En revanche, les marchés de la dette d’état, ont continué à voir leur taux baisser, à l’instar du Bund (10 ans allemand) à 0.16% ou du T Bond (10 ans US) à 2.69% à fin janvier, en raison des craintes de ralentissement.

Aussi, ce début d’année 2019 semble avoir rassuré les investisseurs, d’autant plus qu’un consensus clair semble se dégager, aussi bien concernant les craintes que les espoirs. Pour les premières, la Chine, le Brexit et le populisme (craintes de le voir revenir en force lors des élections européennes à venir) en sont les principales causes. L’extension du conflit sino-américain, ainsi que de la hausse discontinue des taux US attisent moins de craintes qu’auparavant, de même que la possibilité d’un scénario de proche récession d’ailleurs.  Du coté des espoirs, un sentiment de stagnation, voire d’amélioration de la situation mondiale, après le ralentissement que nous avons connu fin 2018 semble se dégager, avec un large consensus anticipant une forte amélioration de la situation des pays émergents. Ainsi, avec des marchés actions qui ont été fortement impactés fin 2018, le consensus anticipe pour 2019 un rebond des marchés actions mondiaux, avec une prépondérance pour les marchés US et émergent. Du coté des taux US, le consensus sur les hausses attendues en 2019 est plutôt situé entre « plus aucune et une », ce qui est très en deçà de ce qu’il était il y a plus de trois mois.

Quelques échéances en février sont attendues, comme celle du 13 février en ce qui concerne le Brexit, date à laquelle la première ministre britannique doit revenir devant le parlement, ainsi que la fin du mois sur les négociations sino-américaines (va-t-on passer à 25% de taxes ?). Sur ce dernier sujet, il semble que la Chine veut montrer de la bonne volonté et présenter un programme de réformes afin que les deux parties puissent en profiter (assouplissement des restrictions aux investissements étrangers, protection de la propriété intellectuelle… ainsi que des projets d’augmentation des importations et de réduction des excédents commerciaux avec les Etats Unis d’ici six ans).  Enfin les publications des entreprises qui ont commencé début février, semblent se passer mieux qu’attendues, avec des commentaires prudents mais en rien pessimistes de la part des dirigeants, voire même pour certain des attentes d’embellies pour le deuxième semestre 2019.

 

Que penser du contexte actuel ? Profiter du rebond actuel des marchés … en attendant une meilleure visibilité.

2019 sera-t-elle à l’image de 2018 qui avait elle aussi si bien débutée ? Nous ne le pensons pas, et en avons largement débattu dans notre précédente note, car le contexte n’est pas du tout similaire. Certes, les marchés actions se sont plutôt bien repris en ce mois de janvier, mais nous sommes encore très loin des plus hauts de début 2018. De plus, contrairement au début 2018, nous avons moins à redouter de risques inflationnistes (la crise liée à la hausse des prix du pétrole étant maintenant derrière nous), ni de hausses discontinues sur les taux US liée à un comportement intransigeant de la FED sur sa politique monétaire. Autant de facteurs d’angoisses en moins pour le moment pour les opérateurs de marchés, et donc de sources de déclenchement de mouvement de panique. Par ailleurs, suite aux forts mouvements de baisse de la plupart des marchés financiers pendant le dernier trimestre de 2018, les niveaux des marchés actions ne sont plus considérés comme excessifs.

Maintenant, comme il est coutume de dire, une hirondelle ne fait pas le printemps, et donc, la hausse de ce début d’année n’est en rien une confirmation que ce mouvement va perdurer toute l’année. Si les marchés actions, et les marchés des obligations d’entreprise se sont redressés en ce début d’année, nous pensons qu’une partie de ce mouvement n’est qu’un logique retour de l’excès dans lequel ces marchés étaient tombés, et avaient pâtit des arbitrages de fin d’année qui avaient provoqué des mouvements de survente d’actions et d’obligations. Les flux positifs sur ces classes d’actifs ne sont pas encore à ce jour complètement rétablis : il faudra donc bien faire attention. De plus, la baisse continue des taux des obligations d’états, raisonne en nous comme un signal que le risque n’est pas complètement écarté. En effet, si les investisseurs continuent à acheter des dettes d’états à des taux faibles, cela reste toujours pour nous un signal de recherche de sécurité pour certains investisseurs (même si nous avons déjà fait remarquer qu’acheter de la dette à taux réel négatif n’est pas pour nous un gage sécuritaire).

Aussi, nous pensons qu’il faut profiter de ce rebond pour alléger un peu l’exposition aux risques en actions. Il serait préférable de baisser l’exposition aux actions européennes que mondiales, car nous pensons que la situation du Brexit et les anticipations des élections européennes pourraient impacter négativement la performance de cette classe d’actifs. Nous pensons qu’il vaut donc mieux baisser la pondération de cette classe d’actifs au profit de classe d’actifs plus défensifs, afin de potentiellement mieux y revenir après ces deux échéances, qui sont des phénomènes purement européens. Nous pensons qu’ils n’impacteront pas le reste du monde, mais qu’ils peuvent faire des dommages plus ou moins importants sur les indices boursiers européens.

Vous voulez en savoir plus ?

Pour avoir accès a l’intégralité de cette note, avec nos stratégies d’investissement et les allocations par profils de risque SRRI qui en découlent, appelez-nous, ou inscrivez-vous en envoyant un mail à l’adresse suivante info@allocationsetconseils.fr . Pour bénéficier d’une période d’essai, complétez le formulaire dans l’onglet Nous contacter.

Pas de commentaire

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

%d blogueurs aiment cette page :